L'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue

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Développement régional , Développement social (pauvreté, logement) , Économie , Éducation , Emploi et main-d'oeuvre

L'A-T en 4 temps

— Mariella Collini

Au cours de l’été, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) a publié le « Panorama des régions du Québec » qui a pour principal avantage d’apprécier l’évolution socioéconomique des 17 régions administratives. Voici quatre grands constats soumis à votre attention par l’Observatoire.

 




> Un marché de l’emploi dynamique

Entre 2006 et 2016, l’emploi a connu une hausse significative dans 8 régions administratives, incluant la nôtre. Avec des gains d’un peu plus de 6 000 emplois en une décennie, le marché du travail régional totalisait quelque 73 100 emplois en 2016. L’Abitibi-Témiscamingue figure parmi les 6 régions qui profitent d’une part relativement importante de jeunes de 15-29 ans sur le marché du travail (24 %). Cela dit, qu’il s’agisse d’un choix volontaire ou non, la région enregistre la plus faible part de femmes qui occupent un emploi parmi toutes les régions du Québec, avec une proportion de 45,7 %.

> La formation professionnelle a la cote... surtout chez les hommes

Alors que la région se caractérise toujours par un taux de sous-scolarisation relati-vement élevé, elle se positionne dans le peloton de tête quant à la forte proportion de diplômés professionnels. Ainsi, 26 % de la population régionale (25 à 64 ans) détenait un tel diplôme (17 % au Québec). Cela dit, on constate un écart significatif entre les femmes et les hommes quant à l’obtention de ce type de diplôme.

> Une croissance économique au ralenti

Après deux années consécutives d’appré-ciation de son produit intérieur brut  (PIB), et à l’instar de trois autres régions administratives, l’Abitibi-Témiscamingue a encaissé une diminution de 1,3 % de son
PIB en 2015. Nul doute que la baisse du secteur de la production de biens, et plus particulièrement de l’industrie de l’extraction et de l’exploitation minière (-13,9 %de son PIB), n’est pas étran-gère à ce léger ralentissement économique.

> Des revenus en perte de vitesse

Bien que l’Abitibi-Témiscamingue profite d’un revenu disponible par habitant parmi les plus élevés (5e rang), fixé à 27 118 $, ce dernier a progressé moins rapidement (2,2 %) dans la région qu’au Québec (2,4 %) entre 2011 et 2015.

Du côté du revenu familial, l’Abitibi-Témiscamingue est la seule autre région, avec la Côte-Nord, à afficher une légère diminution du revenu médian chez les familles biparentales (-0,2 %; 73 070 $). Le revenu médian des familles monoparentales diminue dans toutes les régions du Québec, mais dans la région plus que partout ailleurs (-1,7 %; 40 890 $). En corollaire avec ce qui précède, le taux de faible revenu des familles monoparentales de la région est en croissance pour une deuxième année consécutive (+1,8 point de pourcentage), pour se situer à 24,4 % en 2014.


Source : Institut de la statistique du Québec. Panorama des régions - Édition 2017, 2017.



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