L'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue

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Développement social (pauvreté, logement)

Le faible revenu en perspective

— Mariella Collini

Au cours des dernières décennies, diverses mesures et indicateurs ont été explorés et mis au point afin de mieux mesurer et comprendre les réalités associées au faible revenu. À la lumière des données publiées par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), examinons succinctement l’évolution du taux de faible revenu des familles de l’Abitibi-Témiscamingue sur un horizon de cinq années.

 

 




l'Abitibi-Témiscamingue, comptait, en 2013, 2 420 familles à faible revenu (après impôt), ce qui représente 6 % des familles. Ces familles se composaient de quelque 7 020 adultes et enfants. À l’image de toutes les régions du Québec, l’Abitibi-Témiscamingue voit une diminution du taux de faible revenu des familles entre 2009 et 2013. Ici, il s’agit d’une amélioration de plus de deux points de pourcentage (-2,2 points) par rapport au taux de 8 % qui prévalait en 2009. Quatre autres régions du Québec enregistrent une diminution semblable : Montréal, Côte-Nord, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et Estrie. Dans toutes les autres régions, la diminution est inférieure à 1,9 point. Notons qu’au Québec, 8 % des familles sont à faible revenu, soit une proportion supérieure à celle enregistrée dans la région.

Quelle que soit la région, on note des différences marquées parmi les familles vivant avec un faible revenu. Dans la région, le taux de faible revenu (23 %) est 7 fois plus élevé pour les familles monoparentales que pour les familles formées d’un couple (3 %). Le taux de faible revenu des familles biparentales de la région s’avère plus favorable que celui établi à l’échelle du Québec (6 %), alors qu’il est comparable pour les familles monoparentales (23 %).

Toujours au cours de la période comprise entre 2009 et 2013, le taux de faible revenu régresse pour tous les types de famille au sein de la région, comme ailleurs au Québec. Spécifiquement parmi les familles monoparentales, l’Abitibi-Témiscamingue enregistre une diminution significative de leur taux de faible revenu, avec un recul de -5,2 points de pourcentage. Cette amélioration situe la région au deuxième rang provincial après la Côte-Nord (-5,9 points). Cela dit, à l’intérieur de cette période de cinq ans, il y a tout de même une petite ombre au tableau : l’année 2013 est marquée par une légère hausse de la proportion des familles monoparentales à faible revenu (+0,8 point) par rapport à 2012.

À l’échelle des MRC, notons que la part de familles à faible revenu a diminué partout entre 2009 et 2013. C’est la MRC d’Abitibi-Ouest qui a enregistré la plus importante diminution de son taux de faible revenu des familles (-3,8 points). Les MRC de La Vallée-de-l’Or et du Témiscamingue ont des taux supérieurs à celui de la région alors que les autres MRC détiennent des marques légèrement inférieures.

 

Taux de faible revenu¹, selon le type de famille
> Abitibi-Témiscamingue et ensemble du Québec, 2009-2013

 

 

2009

2010

2011

2012

2013

Abitibi-Témiscamingue

 

 

 

 

 

  Familles à faible revenu

8,0 %

7,1 %

6,4 %

5,8 %

5,8 %

       Familles comptant un couple

4,7 %

4,1 %

3,6 %

3,3 %

3,2 %

       Familles monoparentales

27,8 %

25,7 %

24,1 %

21,8 %

22,6 %

Ensemble du Québec

 

 

 

 

 

  Familles à faible revenu

9,8 %

9,3 %

8,8 %

8,3 %

8,2 %

       Familles comptant un couple

6,9 %

6,4 %

6,0 %

5,8 %

5,7 %

       Familles monoparentales

27,0 %

26,2 %

25,2 %

23,6 %

23,4 %

 

1. Selon la mesure du faible revenu (MFR) basée sur 50 % du revenu familial médian québécois
après impôt.
Source : Statistique Canada, Fichier des familles T1, adapté par l’Institut de la statistique du Québec.
Compilation : Institut de la statistique du Québec.

 
LA PAUVRETÉ PERÇUE

En Abitibi-Témiscamingue, environ une personne âgée de 15 ans et plus sur six
(16 % ou 18 900 personnes) se perçoit comme étant pauvre financièrement, soit une proportion comparable à celle observée dans le reste du Québec. Les femmes et les hommes sont aussi nombreux, en proportion, à évaluer défavorablement leur situation financière, et ce, sans distinction significative avec le reste du Québec.

 

Sources : Institut de la statistique du Québec, Bulletin statistique régional, édition 2016 et Panorama des régions, édition 2016, 2016. Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue, Déterminants de la santé - Population se considérant pauvre financièrement, octobre 2016. 



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